Le Syndicat professionnel de la presse magazine et d’opinion (SPPMO) est l’héritier du Syndicat de la Presse Hebdomadaire Parisienne (SPHP). Celui-ci a célébré son cinquantenaire le 28 septembre 1994 : il était né dans la résistance, à la libération de Paris.
Emilien Amaury avait été son fondateur, il resterait son président durant trente-trois ans.
Georges Montaron, son successeur à la présidence du syndicat, le directeur de Témoignage Chrétien, déclara : "Il faut rendre hommage au président Amaury, admirable résistant, audacieux patron de presse, qui faisait passer la liberté, le pluralisme, l’intérêt général avant toutes choses et avant ses opinions personnelles. Si notre syndicat est plus qu’une simple organisation professionnelle, s’il a une âme, c’est au président Amaury qu’il le doit".
C’est cet esprit-là que maintint Georges Montaron à la suite d’Emilien Amaury, puis Bernard Porte à la présidence du SPHP devenu le SPPMO.
Notre philosophie n’a pas varié. Recevant lors de son cinquantenaire le syndicat à l’Hôtel de Ville de Paris, Jacques Chirac cita à juste titre Albert Camus : "Il est un autre apport du journaliste au public. Il réside dans le commentaire politique et moral de l’actualité, c’est cet ensemble de démarches que j’appelle le journalisme critique. Que voulions-nous ? Une presse claire, au language respectable".
Tous les journaux sont-ils traités par la distribution de manière unique ? Peut-on accepter des messageries à deux vitesses ? Tous les journeaux d’opinion bénéficient-ils d’un service postal sans discrimination ? Georges Montaron insistait : "La Poste c’était l’incarnation de l’égalité garante de la liberté". Ces questions sont aujourd’hui d’actualité. Elles constituent le souci majeur de notre syndicat, parce qu’elles sont le fondement de la liberté de la presse.
Nous empruntons à Lamennais sa formule restée célèbre : "Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui oppprime et c’est la loi qui affranchit".
François d’Orcival, président du SPPMO


